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Artistes et Figures flamenco Flamenco

  • Adela Fernández Jiménez, cantaora flamenca plus connue sous le nom d' "Adela La Chaqueta", mais elle aimait être appelée "La Gitana", née à Cadix en 1918 et décédée à Jerez de la Frontera (Cadix) en 1995.
    Descendante d'une énorme saga flamenca de "chalecos" et "pantalones", fille de "El Mono", soeur par son père de Juan Doblones et Canono, tante de "El Chaqueton" et "El Flecha". Elle a également des liens de parentée avec le Tio Juane de Jerez, père de Nano de Jerez.
    Le 12 octobre 1933 elle arrive à Madrid et travaille pour Los Canasteros, La Venta del Gato et La Zambra.
    Elle avait une voix avec un timbre très agréable et jeune, elle était spécialisée en chants festifs et en chants appelés "de ida y vuelta".
    Il existe très peu d'enregistrement de cette artiste, et pourtant elle fut une des chanteuses fondamentales de son époque.
    En 1986 et 1987 elle présente son spectacle "El Sur y la Petenera", à Paris, avec Manuel Vargas à sa tête.
    En 1986 elle se produit également à New-York, aux côtés de figures impressionantes comme Fernanda de Utrera, El Chocolate, Juan Habichuela y El Farruco, dans le spectacle "Flamenco Puro".
    Peu avant sa mort, en 1995, elle se produit à Cadix durant le concours d'Alegrias.

  • Adela Silva Campallo, née à Séville en 1977, concrètement dans le quartier flamenco par excellence: El Cerro del Aguila. A ses débuts elle apprend à l'académie de Manolo Marin et passe ensuite entre les mains de José Galván, avec qui elle terminera sa formation de danseuse.
    Pourtant c'est ultérieurement qu'elle perfectionnera son art auprès de figures de la taille de Eva la Hierbabuena, Antonio Canales, Javier Barón, son frère Rafael Campallo, Adrián Galia et Manolete. Elle a participé à de nombreux spectacles jusqu'à son entrée dans la Compagnie Andalouse de Danse. Elle passe ensuite par la compagnie de Manuela Carrasco. Actuellement elle travaille avec Andrés Marín et a déjà accumulé beaucoup d'expérience dans les divers tablaos de Séville, Barcelone et Tokyo.

  • Adrian Galia. Adrian Jorge Caviglia Marcioni, plus connu comme "Adrian Galia", né à Buenos Aires en 1965. Depuis 1978 il vit en Espagne, il va à l'académie de danse "Amor de Dios", très connue, www.amordedios.com, vivier de grands danseurs; il est formé par les maîtres Ciro, Manolete, Isidro "El Mono" y "La China". Adolescent il entre au "Ballet Español de Madrid", auprès de Luisa Aranda, Merche Esmeralda, José Antonio et Eduardo Serrano El Güito. En 1988 c'est le premier danseur du disparu "Teatro de Danza Española" et du "Ballet del Teatro Español de Rafael Aguilar". Il a travaillé aux côtés de Maya Plisetskaya, Julio Bocca, il créé sa propre "Compañía de Flamenco Adrián Galia". Il formera des duos à Paris avec Joaquin Cortes. En 1992 il reçoit le premier prix du "Certament Internacional de Coreografía de Danza Española y Flamenco de Madrid". En 1993 il entre dans la "Compañía de Cristina Hoyos", en 1996 il travaille à nouveau en solitaire au "Teatro de la Abadía", présentant le spectacle "En Clave Flamenca". 1997 est l'année durant laquelle il commence son projet de création d'une encyclopédie audiovisuelle qui se développe présentant les principaux styles de danse "Paso a Paso los Palos Flamencos", une méthode didactique accessible à tous qui combine la technique avec le mouvement des mains, bras, corps. En 1999 il débute au "Teatro de Madrid" avec son spectacle "Pensando Flamenco". En 2001 il débarque au Japon au "Tablao el Flamenco" d'Osaka. Cette même année il fonde "Jaspain", premier centre chorégraphique de flamenco à Tokyo, Japon. En 2004, il est appelé par la Fondation Antonio Gadés pour prendre en charge le rôle de "Don José" dans l'oeuvre de "Carmen" pour la "Compañía Antonio Gadés".

     

  • Agustina López Pavón, plus connue sous le nom de "Tina Pavón", née le 30 juin 1948 à San Fernando, Cadiz.
    Elle emporte de San Fernando les racines du chant de sa famille maternelle. Pour des raisons personnelles la famille déménage lorsqu'elle avait 16 ans à Jerez de la Frontera, Cadiz.
    A 20 ans elle part pour Huelva, où elle commence à chanter dans des "Peñas" et à participer à des concours.
    En 1982 elle gagne le premier prix de Mairena del Alcor, en 1983 el remporte le Prix National de Chants de Cadiz à Cordoba.
    Actuellement elle dirige l'"Aula de cante" de la Peña Flamenca de Huelva.


    Discographie:
    Ecos de la Alameda
    Mi cante como bandera
    Sueños del Rocío
    Sal y duende
    Rosa de cera

  • Alfonso Salmeron Salmeron. Plus connu artistiquement comme "Alfonso Salieron", né à Almeria le 23 octobre 1944.
    A l'âge de sept ans il gagne un concours sur Radio Juventud, ses parents étaient des amateurs du chant. A 14 ans il déménage à Barcelona avec José Sorroche et Domingo Garbín, il y restera deux ans.
    A son retour à Almeria il ouvre une cafétéria aux côtés de son frère Manuel. La période de service militaire à Madrid fut très important. Durant ses moments libres il travaillait aux "Arcos de Cuchilleros".
    Il apprend la constance et la régularité, il est très concentré et est engagé chez La Brujas, Zambra, Cuevas de Nemesio, Los Canasteros et le Café de Chinitas. Son couple lui apporte une grande stabilité durant cette période.
    En 1985 il gagne le premier prix du Concours National de Cordoba, dans la modalité "taranto". Après un show dans la province d'Avila il créé une peña flamenco qui portera son nom. Durant cette période il cultive le chant "pa'lante". Il a aussi eu des expériences en chantant "pa'lante" avec certains bailaores prestigieux comme Maria Rosa, Antonio Gades, Matilde Coral, Mario Maya, el Güito, Sara Lezama, Carmen  Mora et même Antonio pour le Ballet National.
    En 1985 et 1986 il fait partie de l'opéra Carmen, à Vienne, avec José Carreras et Von Barajan. Cette expérience marquera sa trajectoire puisqu'il se familiarise avec la musique classique. Il acquiert un compromis responsable et profond avec cet art.
    Il travaille actuellement au Real Conservatorio de Madrid, comme professeur de chant et intervenant comme cantaor pour la danse espagnole. Ce large cantaor se fait remarquer dans les chants de compas, comme les alegrias, bulerias et tangos et dans les chants de sa région, fondamentalement le taranto, qu'il interprète avec une grande émotion, il offre ainsi à son public tout l'amour qu'il a pour sa terre natale. Sa dernière aventure a été de diriger une production à grande échellem composée de 10 musiciens, présentée au Théâtre José Saramago de Madrid, avec grand succès.

  • Alfredo Tejada Zurita, connu artistiquement comme "Alfredo Tejada", né à Malaga, le 17 mai 1979. A 10 ans il déménage avec sa famille pa Granada. Sa mère, gitane et cantaora, travaillait à "El Jaleo". Après 4 ans d'études musicales il est découvert par le guitariste Luis Millan et commence alors à intégrer les cercles flamencos de Granada.
    Il a reçu de nombreux prix dans divers concours en Andalousie, il a travaillé à la cueva del Rocio del Sacro Monte de Granada. Il a auss travaillé sur les lives du disque de Miguel Ochando "Memorias", et à Madrid aux côtés d'Adrian Gala. Alfredo est une grande promesse.
    Il laissa une très forte sensation à l'auditoire de la Chumera (Murcia), il a démontré avec trois chants de mines (taranta, minera et cartagenera de Chacon) qu'il avait du courage. Ensuite il interpréta une farruca très originañe, avec de nouvelles tonalités, très mélodiqe, très proche d'un slow.

  • Ana Fernández Molina, plus connue comme "Ana Parrilla", née à Jerez de la Frontera (Cadiz). Son grand-père était Juan FErnandez Carrasco, connu comme "Juanichi El Manijero", créateur de la fameuse Siguiriya "El Cuco". Son père était Manuel Fernandez Moreno, connu comme "Tio Parrilla de Jerez", et sa mère Bernarda Molina Vega née à Algeciras, ses frères Juan Parrilla guitariste, Manuel Fernandez Molina "Parrilla" et sa soeur Manuela. Ses oncles étaient Gregorio Fernández "Parrilla", Juan Fernández "Tío Juanichi Parrilla", Manuel Fernández "El Sernita de Jerez" et Juana Fernández "Tía Juana la de El Pipa".
    Décédée le 11 juillet à Jerez de la Frontera (Cadiz), victime d'une longue maladie.

    Dès son plus jeune âge elle se fait remarquer lors de festivals et dans divers tablaos de Malaga, Madrid et Cadiz. En 1970 elle accompagne son frère, "La Trini de España", José Menese, Antonio Núñez "Chocolate" dans le "Tablao Flamenco de Cadiz".
    En septembre 1971 elle part pour Mexico DF avec Enrique Morente et son frère Parrilla de Jerez, avec un contrat de trois mois et demi.
    Elle revient en Espagne le 20 décembre.
    De mars à juillet 1972 elle fait un duo avec son frère Manuel, à Marbella, dans la salle-tablao "Fiesta", après cela ils passent par le tablao de Lola Flores à Puerto Banús pour poursuivre en septembre à "Caripén", Madrid, jusqu'à la fin octobre. Le 1er novembre elle signe un contrat avec son frère valable jusqu'au 17 février pour se produire en Afrique du Sud et Rhodésie.
    En février 1974 elle repart en tournée avec son frère et le ballet de "Luisillo" en Italie, Venise, Gênes et autres grandes villes. Elle revient en Espagne fin mars 1974.
    En septembre 1978 elle se produit avec ses deux frères et son neveu Manuel Parrila au "Congreso de actividades de flamenco", qui se célèbre dans la ville de Zamora et qui cette année-là était dédié à Manuel Torre et au Tio Parrilla, son père.
    Elle sera aussi dans "La VEnta del Gato" en 1979, à Madrid. En 1984 aux côtés de son frère, Curro Malena et Chano Lobato, elle se produit dans les villes: Kortrij et Muscrón (Belgique) et un mois plus tard (Juillet) dans la capital (Bruxelles).
    En 1992, dans le spectacle Ana Parrilla "de Jerez a Cái" ils offrent des shows annexes à l'EXPO 92 et ensuite au pavillon d'Andalousie de dite EXPO 92 durant six mois, jusqu'à sa fermeture en octobre, ils reçurent un prix pour être le meilleur flamenco qui passa par le pavillon durant les six mois que durèrent EXPO 92.
    Elle a parcourut toute l'Europe, l'Asie, l'Afrique et l'Amérique.
    En 1984 elle reçoit La Copa de Jerez de la "Catedra de Flamencologia y Estudios Folkloricos Andaluces".
    Parmi ses représentations plus remarquables on met en avant sa participation à la "III Cumbre Flamenca de Madrid", en 1986, au "Teatro Alcalá Palace" aujourd'hui "Nuevo Teatro Alcalá", accompagnée à la guitare de ses frères et le chant d'Antonio de Malena.

  • Andrés Cansino, né à Malaga en octobre 1971. A neuf ans il commence à aller à des cours de différents professeurs, il poursuit sa formation de manière autodidacte jusqu'à ses seize ans. Alors il se produira pour la première fois sur scène.
    Il a sorti douze enregistrements, c'est un guitariste classique. Il a assisté à des classes magistrales de Manolo Sanlucar durant le Festival Internacional de la Guitarra de Cordoba.

  • Andrés Segovia Torres. Marques de Salobreña, né à Linares (Jaen) le 21 février 1893 et décéda à Madrid le 3 juin 1987 d'un infarctus à l'âge de 94 ans.
    Fils d'un humble menuisier, le destin a voulu le remettre entre les mains d'un des oncles qui jouissait d'une position économique aisée. Sa famille voulait qu'il devienne pharmacien, c'est pourquoi il n'eut pas à étudier la guitare mais le fit en cachette.
    A cette époque-là la guitare est un instrument sous-estimé, on le considérait propre des gitans, des tavernes et des tablaos, et on pensait que cet instrument n'avait rien à voir avec la musique "culte".
    Son premier maître fut un barbier flamenco qui avait un bon ton avec les cordes de la guitare, et durant l'adolescence, il allait à l'Institut de Musique de Granada.
    En 1909, à 16 ans, il donna son premier concert à Granada.
    Andrés considère que son vrai début fut en 1913 à Madrid, à 20 ans, pour ce concert il loua une bonne guitare puisque la sienne était inappropriée.
    Durant le concours "Cante Jondo" célebré à Granada en 1922, organisé par Manuel de Falla et Federico Garcia Lorca avec la collaboration d'Andres Segovia, commença l'amitié de Segovia avec Don Francisco Prieto-Moreno Pardo, grand architecte et amoureux de la Herradura à Almuñecar. Il l'emmène jusqu'à cette ville et Andres Segovia tombe amoureux et quelques années plus tard il achète un terrain dans cette zone. Il a là une promenade à son nom.
    Il joua dans le théâtre Liceo de Barcelona et ensuite il fit ses débuts à Paris et Londres en 1924, il avait alors 31 ans et il était déjà le meilleur guitariste du monde. En 1928 il débuta aux Etats-Unis.
    Ses premiers enregistrements datent de 1927, son importance dans le monde de la musique du siècle XX est vitale, puisqu'il éleva ce vulgaire instrument au même niveau qu'un autre. Il réussit à tirer des grands compositeurs qu'ils crééent des oeuvres pour cet instrument. Au début de la guerre civile espagnole en 1937 il part pour l'Uruguay jusqu'en 1947.
    Il apporta beaucoup à la guitare, il travailla avec des fabricants pour dessiner celle qu'on connaît  aujourd'hui  comme la guitare classique, avec des bois plus chauds et des cordes de nylon, la forme de la guitare ne se modifie pas.
    La clé du succès d'Andres fut la grande sonorité qu'il était capable de faire sortir de sa guitare.
    Andres Segovia se maria à trois occasions durant ses 94 années de vie. Les deux premières fois il fut veuf et sa troisième épouse, Emilia del Corral, qu'il appelait affectueusement Emilita, était 45 ans plus jeune que lui et l'accompagna jusuq'au dernier moment de sa vie.
    Le roi d'Espagne lui offrit en 1981 le titre de Marques de Salobreña.
    La Mairie de Linares, sa ville natale, installa une montre (avec les initiales du Maître et la silhouette de sa guitare) qui offre un fragment de son oeuvre "Estudio sin luz" à chaque heure.

  • Ángel de Luiggi Miranda,, chanteur gadjo plus connu comme "Angel de Alora", né le 18 novembre 1917 à Malaga, et décède dans cette ville à l'âge de 75 ans, le 26 mars 1992.
    Enfant, il aura plusieurs petits boulots, messager pour une maison de linotypie, serveur dans un café, mais il commença rapidement sa carrière de chanteur, c'était l'époque de l'opéra flamenca, participant aux tournées de chanteurs importants comme El Pena, Carbonerillo, Pepe Pinto, La Niña de los Peines et bien d'autres.
    A 18 ans il partit en tournée avec el Corruco de Algeciras, pour ensuite passer un long moment à Madrid, au tablao "La Zambra", avec Rosa Duran. Pericon de Cadiz, Rafael Romero, Juan Varea et Pepe el Culata. Angel de Alora se fit remarqier par son chant por malagueñas mais aussi pour ses tangos de Piyayo, il les rendit plus grands.

  • Ángel San Pedro Montero. Plus connu comme "Angelillo", né à Madrid dans le quartier de Vallecas le 12 janvier 1908 et décédé à Buenos Aires à l'Hôpital Municipal Vicente Lopez d'une hémorragie digestive, compliquée par une coupre de courant dans les salles de chirurgies, le 25 novembre 1973. Ses parents étaient d'origine gallegue et étant petit il voulait être torero, même si pour gagner sa vie il travaillera comme ramoneur et apprenti bijoutier.
    Il obtient son premier prix à l'âge de 16 ans durant le concours de Puente de Vallecas. Phénoménal chanteur, il avait un timbre de voix et une puissance incroyanle, mais surtout il avait une résistance incroyable, pouvant tenir un Fandanguillo, il avait une de ces voix en or de l'époqie- La hija de Juan Simon se convertit presque en hymne pour lui.
    En 1924 il participe au concours Copa Pavon, au ciné-théâtre Pavon de Madrid.
    Dès lors il se produit à Madrid, en 1926 à Ciro's - Cabaret, aux côtés de Pepe Marchena, au Théâtre Barbieri, Cine Arguelles, Teatro Pavon, Monumental Cinema et Cinema Bilbao, en 1927 Teatro Novedades et Monumental Cinema, en 1928 Teatro Oavón pour la Obra la Copla Andaluza, puis il parcourt l'Amérique durant 3 mois.
    Il parcourt tout l'Espagne en 1934, alternant tournées et enregistrements de disques, ainsi que tournage de films pour le cinéma, il devient ainsi un des grands artistes de son temps.
    En 1936 il s'auto-exile à Oran et voyage ensuite jusqu'en Argentine aux côtés de Sabicas, il y restera jusqu'en 1954.
    Il s'exila parce qu'il courait le risque d'être appelé pour servir le régime franquiste, et cela supposerait l'arrêt de sa carrière. Angelillo, à l'instar d'autres interpètes flamencos était également connu pour son penchant républicain. Il avait des liens privilégiés avec la maison de production Filmófono. Les deux films qu'il tournera avec Filmófono seront le principal lien politique d'Angelillo. En Argentine il partagera ses convictions artistiques avec une compagnie de vente automobiles. Il restera 20 ans en Argentine. En 1954 il est de retour en Espagne grâce à son amitié avec Juan Valderrama. Il présente le film Suspiros de Triana, et en 1956 il prépare le spectacle Romance de Juan Clavel avec Marisol Reyes. En 1957 il repart poru Buenos Aires.
    Il revient en Espagne en 1959 et joue dans tout le pays "Cuando Vuelan Mis Canciones" aux côtés du grand Juanito Valderrama.
    Il repart en Amérique en 1968 pour se produire au Circo Price de Madrid avec Dolores Abril et Juanito Valderrama.
    Ses dernières représentations se feront aux côtés de Rafael Farina, Juan de la Vara, Los Gaditanos et Amina, en 1972 il revient à Buenos Aires, il décédera une année plus tard d'un ulcère à l'estomac.

  • Angelita Vargas Vega, plus connue comme "Angelita Vargas", née à Séville en 1946. Angelita Sevilla a concentré sa carrière artistique quasi exclusivement à Séville. Elle a débuté à 13 ans à l'Hôtel Murillo et plus tards aux "Gallos".
    Elle a aussi appris à chanter. En fait, au début de sa carrière, elle a enregistré un vinyle de chants festifs sous le nom artistique d'"Angelilla la Gitanilla". Elle a reçu ce surnom de Matilde Cora. A Madrid, elle travaille pour "Las Brujas" avec le spectacle "Flamenco Puro y Duro".
    Innombrables sont ses voyages parmi les tablaos, festivals et bienales flamencos: Grande-Bretagne, Etats-Unis, Japon, Hollande et Allemagne. Elle a reçu divers prix, le Pastora Imperio en 1980, le "Premio Nacional al baile" la "Cátedra de Flamencología de Jerez de la Frontera", en 1986. Elle a participé à la "I Giraldilla del Baile" (Séville) en 1982, le "Premio Matilde Coral", en 1984 (Mairena de el Alcor). Depuis un temps elle se dédie à l'enseignement. Elle est mariée avec "El Biencasao" et a un fils, José.

  • Antonio Carrión Jiménez, plus connu comme "Antonio Carrion" et aussi comme "El Niño Carrión".
    Né à Mairena del Alcor à Séville en 1964. Sa famille est issue d'une grande tradition flamenco, il est fils de cantaor "Carrion de Mairena" qui lui apprendra les premiers sones et compas du flamenco. A l'âge de treize ans il réalise son premier enregsitrement discographique. Il est petit-neveu du cantaor "Cancuna" grand ami de "Juan Talega", "Antonio Mairena".
    Son "toque", qui prétend équilibrer les formes les plus traditionnelles avec les courants plus novateurs, il plonge ses racines dans les écoles de "Melchor de Marchena", "Niño Ricardo" entre autres.
    Il a donné des représentations lors de festivals français à Bordeaux et Mont de Marson, Dusserldorf, Amsterdam, Alexandrie, Bruges, Berlin, Genève et Rome autre autres.

  • Antonio Chacon Garcia, avec le nom artistique d'"Antonio Chacon". Né à Jerez de la Frontera (Cadiz) le 16 mai 1869, décédé à Madrid le 21 janvier 1929. Baptisé dans la Paroisse de San Miguel.
    Personne n'a réussi à imiter Don Antonio Chacon, preuve évidente qu'il est inimitable, il se fit remarquer en chantant des malagueñas-levantinas. Il fut le premier cantaor "payo" qui fit connaître le chant flamenco.
    Fils de parents inconnus, ses parents adoptifs ont été Antonio Chacon Rodriguez, cordonnier, et Maria Garcia Sanchez, qui le reconnurent comme fils et lui donnèrent leur nom de famille. Depuis tout petit il aida son père dans les travaux de cordonnerie.
    En 1886, à 17 ans, lors d'une fête célebrée le 26 juillet en l'honneur de Manuel Hermosilla, à Jerez, dans le magasin "La Rondeña", auprès d'Enrique "El MEllizo" et Joaquin Serna, Chacon osa se lancer et chanter, et l'admiration fut telle que "El Mellizo" lui demanda de se produire lors de la Velada de los Angeles, dans le village voisin de Cadiz.
    Cette même année il fut engagé par Silverio Franconetti pour se produite à Séville, et à partir de là il se produira dans toute l'Andalousie aux côtés de grandes figures du moment.
    A 20 ans il réussit à passer au travers du service militaire dans les colonies et son maître Silverio décède. Il passera 4 ans sans chanter.
    En 1894 il recommence à chanter au "Café del Burrero", et en 1912 il déménage à Madrid pour se produire aux "Gabrieles" et au "Café de Fornos". A 45 ans il part en Amérique avec la compagnie théâtrale Maria Guerrero se produisant dans le Théâtre San Martin de Buenos Aires.
    En 1925 il inaugure le patio flamenco de l'hôtel Alfonso XIII, de  Séville, et comme d'habitude il chanta dans le Palais de las Dueña, des Ducs d'Alba, devant les rois et l'aristocratie européenne. IL tombe malade et décède le 21 janvier 1929 chez lui à Madrid. Il fut enterré au cimetière de l'Almudena.


    Ses paroles favorites sont:


    En la tumba de mi madre
    a dar gritos me ponia
    y escuche un eco del viento
    - No la llames me decia,
    que no responden los muertos.

  • Antonio González Garzón, plus connu comme "Antonio El Arenero", également connu lors de sa jeunesse comme "El Rubio Arenero". Né à Séville, dans le quartier de Triana, place de Chapina, le 13 avril 1925 et décédé à Séville le 2 juillet 2004, enterré au cimetière de San Fernando.
    En plus de se faire remarquer par ses chants par Solea, il el fait aussi par Siguiriya et par Martinetes. Le surnom d'arenero lui vient pour avoir travaillé le sable de la rivière Guadalquivir en automne et en été il travaillait comme menuisier sur les bateaux. Son père était Antonio Gonzalez "El Rubio".
    Considéré comme le dépositaire de la solea de Triana, il se fait remarquer en 1976 lors de l'hommage au "Gordillo", à Triana. Dès cette année-là il participa à de nombreux festivals et chants pour le Peñas Flamenca, auprès de "Al Teta" et Marquez "El Zapatero", avec lesquels il réalisa un disque avec des chants de Zurraque.

  • Antonio Lopez Arenas, plus connu comme "Antonio Arenas", né à Ceuta le 15 mars 1929, décédé à Madrid le 28 octobre 2008.
    Ses parents étaient Francisco Lopez Cacao "Carrion de Mairena", sa mère Adela Arenas Romero, il était le neveu du cantaor "Cancuna":
    Antonio Arenas grandit avec le flamenco à la maison, son père l'initia au monde du flamenco dès très petit et à 13 ans il réalise son premier enregistrement. Conchita Piquer, Manolo Caracol, Manolo el Malagueño et Juan Valderrama furent les premiers à l'aider.
    Il fut le premier "tocaor" dans "La Villa Rosa" de Madrid et après il sauta aux tablaos, ventas et fêtes de particuliers.
    IL fut le premier à accompagner Camaron de la Isla sur un disque. Après cela, ils partirent au Vénézuela où ils restèrent six mois, pour ensuite revenir à Madrid. Au "Corral de la Moreria" il resta 5 ans.
    Dans les années soixante il tombe gravement malade, et pour collecter de l'argent on lui rendit hommage au "Circo Price" avec la particiaption de tous les grands du chant, de la danse et toque.
    Tout au long de sa carrière il accompagna de nombreux chanteurs comme "El Almendro" "Elu de Jerez", "La Macanita", "Tina Pavón",  "Pansequito", "José Mercé", "José Menese", "Chano Lobato", "Chocolate", "Vicente Soto", "Rancapino", "Carmen Linares", "Camaron de la Isla" "Alejandro Sanz" ou "El Lebrijano" entre autres, il travailla durant de nombreuses années dans les différents "tablaos" de Madrid. Il donna aussi plusieurs cours et conférences sur le flamenco, dernièrement il se dédiait à l'enseignement et à donner des conférences.

  • Antonio Lopez Olmo, connu sous le nom de "Yeye de Cadiz" est né dans le quartier de Santa Maria, ville de Cadiz en 1948. Le surnom de "Yeye de Cadiz" lui vient puisqu'il a appartenu à un groupe de carnaval "Los Beatles de Cadiz":
    Il a travaillé dans de nombreux pays auprès de Joaquin Cortes, Maria Rosa, Antonio ou Manuel Vargas. Il vécut de nombreuses années au Japon où il ouvrira son propre tablao, jusqu'à ce qu'il revienne à Madrid pour travailler aux "Torres Bermejas", partageant l'affiche avec Camaron de la Isla, El Güito ou Lebrijano.
    La première fois qu'il se présenta à un concours ce fut en 2004 et il le gagna: le Concours National de l'Art Flamenco de Cordoba.

  • Antonio Mejias Portero, plus connu comme "Antonio Mejias", né à Montilla (Cordoba) le 17 avril 1979. Il vient d'une famille très humble. Depuis son plus jeune âge il se fait remarquer par son solo de style flamenco, et peu à peu il se fait remarquer dans son entourage. Ses premiers pas il les donnera dans le quartier d'"Escuechuela" de Cerrillo de San José.
    En 2000 il déménage à Priego de Cordoba pour travailler pour la ONCE puisqu'il souffre une déficience visuelle.
    En 2006 il commence à enregitrer son premier disque "Amores Ocultos". Il a partagé l'affiche lors de nombreux festivals aux côtés de figures comme: Fosforito, Chano Lobato, Chocolate, Luís de Córdoba, El Pele, El Cabrero, El Lebrijano, Mariana Cornejo, Calixto Sánchez, Aurora Vargas, Pansequito, Arcángel, Julián Estrada, Rancapinos, Tina Pavón, Carmen Linares, Carmen de la Jara, José Meneses, El Polaco, Diego Clavel.

     

  • Antonio Molina de Hoces. Plus connu sous le nom d'"Antonio Molina", né le 9 mars 1928 dans le quartier de Huelin, connu également comme "de las fatigas" à Malaga, et décédé à Madrid le 18 mars 1992 d'une fibrose pulmonaire diagnostiquée en 1989. Enterré au cimetière de la Almudena de Madrid.
    En 1952 il se marie avec Angela Tejedor. Dès 1952 Antonio Molina fut le patriarche d'une saga d'artistes. Ils eurent huit enfants, entre eux, Angela, Paula, Miguel et Mónica, qui se dédient aussi à l'interprétation et à la musique. Sa petite-fille Olivia Molina est aussi actrice. Une de ses plus grandes satisfactions fut de voir Angela chanter plusieurs coplas du répertoire populaire dans le film musical "Las cosas del querer".
    Sa famille était très pauvre, il commença donc à travailler à 10 ans comme soigneur de cochons, de lapins, comme serveur, livreur de lait, apprenti tapissier et d'autres petits boulots. A 14 ans, en 1942, il arrive à Madrid pour travailler et tenter sa chance.
    Jusqu'en 1949 il alterne ses petits boulots et divers concours. Cette année-là il gnagne son premier prix de 150 pesetas et un contrat discographique pour "La Voz de su amo", son premier disque contenant 4 chansons "El agua del avellano" et "El macetero". Le succès arriva avec des chansons comme "Soy Minero", "Caballito Bandolero", "El Macetero", "La Estudiantina", "Adiós España" et "Yo quiero ser matador". En 1954 il créé son propre spectacle, "Hechizo", avec lequel il débute au Théâtre Calderon. Ainsi il deviendra la star de plusieurs films jusqu'en 1965: "El pescador de coplas" en (1953), "Esa voz es una mina" en  (1955),  "Malagueña" en (1955), "La hija de Juan Simón" en (1956), "Café de Chinitas" en (1957) et  "El Cristo de los Faroles" en  (1957), entre autres.
    Il a travaillé durant longtemps avec Juanito Valderrama lors de divers spectacles, Molina avait une voix haute et brillante. Après quelques années il se retire et reviendra en 1986.
    Son trait caractéristique était un mélange entre chant flamenco et chanson andalouse interprétées avec une voix de prodigieuses facultés. Le premier à donner des représentations dans des places de taureaux devant 10'000 personnes.
    Une statut de l'artiste, oeuvre du sculpteur Santiago de Santiago, préside depuis 2002 une place centrales de Malaga.


    Chansons:


    A la nanita nana
    A la sombra de un bambú
    Adiós a España
    Adiós, lucerito mío
    Ángela del alma mía
    Ave de paso
    Ay Carmela
    Ay Málaga mía
    Barcelona
    Barquito de mi amor
    Buscando pelea
    Caballito Bandolero
    Caminito de mis penas
    Camino
    Camino verde
    Campanas de San Lorenzo
    Canela y clavo
    Cantar, cantar
    Cocinero, Cocinero
    Como en España ni hablar
    Con ese beso
    Copla y fortuna
    Coplas de la Mezquita
    Coplas de mi Andalucía
    Cuando siento una guitarra
    De contrabando
    Dos cruces
    El agua del Avellano
    El capitán
    El cristo de los Faroles
    El macetero
    En el fondo de la mina
    Estudiantina catalana
    Estudiantina de Madrid
    Gibraltar
    La bien pagá
    La Campanera
    La hija de Juan Simón
    La hija de Juan Simón
    La jaca más postinera
    La serranía
    La tortolica
    Las murallitas de Cádiz
    Malagueña
    Manuela la soleares
    Mar blanca
    Marbella, perla del mar
    Mari Rosa o Mar y rosas
    María de los Remedios
    Mi petenera
    Mujer extranjera
    Ni Alemania ni Francia
    Novia Malagueña
    Pena Blanca
    Plegaria
    Por oro que brilla y suena
    Portuguesiña
    Preso del desamparo
    Puente de plata
    Racimos a millares
    Rosa Malena
    Si a ti te llaman Consuelo
    Son tus dientes alhelíes
    Soy del norte
    Soy el cante
    Soy Minero
    Soy un pobre presidiario
    Te llamaban la Caoba
    Tientos del ay, ay
    Toros y coplas
    Tu fiesta campera
    Una mujer extranjera
    Una paloma blanca
    Veinticuatro cascabeles
    Yo quiero ser mataor

  • Antonio Soto Arjona, plus connu sous le nom d'"Antonio Soto", né le 2 décembre 1966 à Barcelone. Il vient d'une longue racine flamenca de Malaga, on peut citer "La Pirula" et "La Cañeta" comme membres de sa famille.
    A 14 ans il débute sa tournée aux Emirats Arabes et Jartum au Soudan, avec Juana Ximenis, disciple de Carmen Amaya, en 1982 il travaille pour les tablaos "Los Tarantos", "El Cordobes" et "La Venta del Gato" à Madrid. En 1983 il travaille comme guitariste en accompagnant Antonio Salas, pemier danseur de la compagnie Antonio Gades.
    A partir de 1985 il est guitariste officiel de la peña "Torre del cante" à Alhaurin de la Torre, Malaga, il a accompagné José Mercé, Camarón de la Isla, Aurora Vargas et d'autres grandes figures.
    Actuellement il est guitariste du Maître Antonio Fernandez Diaz "Fosforito" et du chanteur Manuel de los Santos "Agujetas". Son dernier travail artistique est l'enregistrement du CD qui porte le titre de "Pa'er teto".

    Prix:
    1992: Prix National de Guitare, Alhaurín de la Torre.
    2001: Prix National de Cordoba, accompagnant "Juan Habichuela"
    2002: 1er. Prix Bordón Minero Festival International du Chant des Mines de La Unión, Murcia.

  • Argentina Maria López Tristancho, plus connue comme "La Argentina", née à Huelva le 17 juin 1984. En 1998 elle obtient le premier prix lors du concours de fandangos de Huelva, organisé par la Peña Flamenco de la Orden. A 14 ans el intègre le groupe de Niños de Huelva avec qui elle produira deux travaux discographiques. Avec quatre de ses collaboratrices de Niños de Huelva elle forme le groupe Cané, qui durera trois ans et enregsitre deux disques. Elle reçoit des cours des maîtres "Paco Taranto", "José de la Tomasa" et "Esperanza Fernández". A 12 ans, une professeur de son académie de danse lui fait passer un test de chant et sa vocation change. Elle apprit au sein d'une peña flamenca de Huelva à chanter les fandangos durant neuf ans. Les gens disent qu'elle chantait comme "dans le temps".
    Le nom d'Argentina lui vient de sa grand-mère paternelle, elle a été élevée dans le quartier de Huelva nommé "El Carmen" où ses parents se sont installés à leur arrivée de Galaroza et Linares de la Sierra.

  • Aurelio Sellés Nondedeu. Né en 1887 à Cadiz, dans la rue Santa Maria, nº3 et décédé à Cadiz le 19 septembre 1974 d'une paralysie vasculaire. Egalement connu sous le nom d' "Aurelio de Cadiz" et aussi comme "El Tuerto Aurelio". Jeune, il voulait devenir torero et il prit le surnom de "El Gitano", il participera à différentes "novilladas" mais sans succès.
    Après avoir occupé diverses fonctions il décide se dédier au chant flamenco comme le fit son frère "El Chele Fateta", déjà âgé d e25 ans il débute dans les locaux flamencos, il se produisait uniquement lors de fêtes et réunions intimes, mais on l'engageait également à l'étranger, très aimé des amateurs et de l'artistocratie.
    Il fut un cantaor issu de la pure artistocratie flamenca, il n'a jamais voulu travailler pour des tablaos, ni théâtres, uniquement une fois avec Pastora Imperio, à ses 38 ans, à Madrid, aux "Gabrieles" et Villa Rosa.
    En 1965 la Catedra de Flamencologia y Estudios Folkloricos Andaluces lui remet le Prix National de Chant. Manolo Caracol avait pour lui une dévotion proche du délire. Il excellait dans les malagueñas, il chantait avec une profonde émotion.
    Il faut souligner sa représentation lors du couronnement de la reine d'Isabel II d'Angleterre. Sa discographie n'est pas très ample mais d'un grand intérêt.

  • Aurora Vargas née à Séville en 1956 dans le quartier de la Macarena, plus connue sous le nom d'"Aurora Vargas". Elle débute dans les tablaos. Elle débute en chantant par tangos et bulerias dans les tablaos "Los Canasteros" de Manolo Caracol à Madrid et dans "Los Gallos" de Séville. Elle est chanteuse et danseuse en même temps, même si sa facette la plus intéressante de sa carrière professionnelle est celle de chanteuse.
    C'est après son premier mariage avec "Jarillo de Triana" qu'elle accompagnera en tournée que se réveillera l'envie de chanter, ce fut "Yeye de Cadiz" qui l'encouragea au chant. Elle participa dans le film de Carlos Saura "Flamenco", et en 1986 à Séville, au Théâtre Lopez de Vega, elle est nommée artiste révélation.
    Elle partage l'affiche avec "Bernarda de Utrera" ou José Mercé et plus encore, elle participe avec Placido Domingo au film "Carmen", elle travaille au sein de la Compagnie d'Antonio Gades comme première danseuse, avec des représentations à Paris.
    Actuellement elle est mariée à "Pansequito", chanteuse festive reconnue comme une des meilleures de tous les temps. Elle a travaillé en Angleterre, Inde et Etats-Unis. Son premier disque est sorti en 1997.

  • Daniel Borja Casares, né à Estepona, Malaga, en 1980. A huit ans il commence sa carrière professionnelle, avec un enregsitrement collectif qui s'appelle "A la Guitarra Estepona":
    C'est un artiste qui mélange flamenco traditionnel et groove de sons émergents Latin-jazz. Frais et amusant, le spectacle de Daniel Casares est destiné à un large public. Virtuose de l'improvisation et sensuel dans la technique, ces concepts font de son direct un spectacle flamenco sophisitqué.

    Discographie:
    Duende Flamenco 1999.
    La Madrugá 2001.
    Corazón de Tu Alma 2004.
    Caballero 2007.

  • Diego Flores Amaya Arríate, plus connu comme "Diego el Gastor", né à Malaga en 1908, décédé à Moron de la Frontera, Séville, en 1973.
    Enfant, il vécut à El Gastor, Cadiz, puis il déménagea à Moron de la Frontera, et là il eut comme professeur Pepe et José Naranjo SOlis. Son parcours artistique s'est développé lors de diverses réunions et rarement lors de shows en public. Mais le plus important de tout n'est pas ce qu'il joue mais comment il le joue. Diego possède le coeur et le talent de convertir la falseta la plus anodine en un réseau qu'il tisse petit à petit jusqu'à capturer la plus pure expression d'un art qui n'est pas seulement le résultat d'un ensemble de notes mais une combinaison expressive de musique et d'âme.
    La même année de sa mort, en 1973, la Catedra de Flamencologia y Estudios Folkloricos Andaluces de Jerez de la Frontera, lui remet le Prix National de Flamenco.
    A Moron de la Frontera on compte une rue avec son nom, ry le 13 juillet, dans les Jardins de la Alameda, on inaugura un monument à sa mémoire.

  • Encarnación López Júlvez, "La Argentinita". Née à Buenos Aires en 1898 et décédée à New York le 24 septembre 1945 durant une intervention chirurgicale. Fille d'artistes, son père était guitariste et sa mère d'Aragon.
    Comme d'autres danseuses, elle chantait aussi, et ses enregistrements sont des thèmes populaires que le flamenco reprend constamment.
    Son premier grand amour fut le torero "Joselito" José  Gómez Ortega, appelé Gallito (8 mai 1895 - 16 mai 1920 en plein travail).
    Son second grand amour fut le torero Ignacio Sánchez Mejías (Séville 1891-Madrid 1934), torero intellectuel, en relation avec les écrivains de la Génération du 27. Il convertit la grande danseuse et "tonadillera" en muse.
    Elle a fréquenté l'amitié et la compagnie des plus grands poètes de son temps, comme Federico Garcia Lorca (Granada 1898 - 1936 entre Viznar et Alfacar) et Rafael Alberti (Cadix 1902-Cadix 1999).
    Elle dansa pour la dernière fois devant Indalecio Prieto Oviedo (1883-1962, Mexico).
    Fille d'espagnols et soeur de Pilar Lopez. Sa famille revint en Espagne quand elle avait six ans, s'installant à Madrid. Elle prit des cours de danse avec Manuel Fontesilla, et passa ensuite à apprendre avec Julia Castelao. A huit ans l'homme d'affaires PArdiñas lui donne le nom artistique de "La Argentinita".
    A douze ans elle dansait dans les salons d'Atocha et dans celui de Romea, les années suivantes elle donna des représentations au Théâtre La Latina, Principe Alfonso, Théâtre de la Comédire, La Princesa, L'Apolo, etc.
    En 1920 elle dans à Buenos Aires, en 1922 elle revient à Madrod, et durant deux ans elle donne des représentations dans diverses salles et se retire ensuite jusqu'en 1929, pour réapparaître dans les théâtres Alhambra de Paris et Scala de Berlin.
    Elle se joint au groupe d'artistes et écrivains de la Génération du 27, les poètes l'aidaient pour des thèmes et idées. En 1932 elle présente les estampes folkloriques "Las Calles de Cadiz", sévillanes du XVIIIème siècle.
    Elle atteint le summum de la créativité avec sa version d'"El Amor Brujo".
    En 1933 elle présente son nouveau spectacle au théâtre Fallade de Cadiz et ensuite à l'Español de Madrid, pour poursuivre au traves de nombreuses capitales espagnoles. En 1934 elle débute au Théâtre des Champs-Elysées de Paris où la critique la reconnaît comme une des grandes figures de la danse internationale.
    Au théâtre Poliorama de Barcelone elle donne deux unique représentations en 1934 et revient à Paris en 1935. Elle entreprend alors un voyage en Amérique.
    De 1941 à 1942, elle change de partenaire deux fois, d'abord elle remplace Antonio de Triana par Federico Rey et l'année suivante elle remplace celui-ci par l'italo-américain José Greco, engageant aussi le mexicain Manolo Vargas.
    1943 est une année clé, le plus grand homme d'affaire américain des Etats-Unis, l'ukrainien-américain, Sol Hurok la présente au Metropolitan House de New York.
    Pour nous faire une idée de ce qu'était cette époqie, Sol Hurok était le représentant de Vladimir Ashkenazy, Isadora Duncan, Anna Pavlova, Mstislav Rostropovich, Arthur Rubinstein, et bien plus encore, et il remarqua "La Argentinita".
    Manuel Machado dit d'elle qu'elle était comme une plume dans l'air... normal que la vie lesta son coeur avec le poids du grand amour. Elle fut enterrée à Madrid.
    Eduardo Serrano Iglesias plus connu comme "El Güito", né à Madrid en 1942. A 14 ans il débute professionnellement pour le Ballet de Pilar Lopez (soeur de La Argentinita), il fait son début au "Theater Palace" de Londres, ses collègues du moment étaient Antonio Gades, Mario Maya, Curro Vélez et Alberto Portillo. Au début sa danse flamenco était othodoxe, mais dans les années 70 il s'éloigne du classique.
    A cette époque il forme le "Trío Madrid" avec Mario Maya et Carmen Mora, et obtient un grand succès jusqu'aux années 1975, peu après il se produira avec le "Ballet Nacional" d'Espagne.
    Innombrables actes, représentations et débuts. Il fit plusieurs fois le tour du monde grâce à son art, aux côtés de grands noms de la scène mondiale.

  • Francisco de Asís Tárrega y Eixea, plus connu comme "Francisco Tarregas", né le 21 novembre 1852 à Villereal Castellón et décéda le 15 décembre 1909.
    Ses parents Francisco Tárrega Tirado, et sa mère Antonia Eixea Broch, travaillaient comme gouvernants pour les Mères Clarisas.
    Enfant, Francisco s'échappa des soins de sa baby-sitter et tomba dans un canal d'arrosage, le choc atteint ses yeux pour toujours, son père pensa alors qu'il pourrait perdre la vue pour toujours et il décida de déménager pour Castellon afin qu'il puisse assiter à des cours de musique et qu'il puisse gagner sa vie s'il devait perdre la vue.
    Ses premiers professeurs de musique furent Eugenio Ruiz et Manuel Gonzalez plus connu comme "El ciego Marina", les deux étaient aveugles.
    En 1862 le concertiste Julian Arcas l'entend jouer la guitare et encourage sa famille pour qu'elle l'envoie à Tarregas, Barcelone, pour améliorer ses études musicales.
    La situation économique de la famille n'était pas la meilleur possible. et pour aider Francisco donne des concerts dans des villages voisins et obtient une place de pianiste dans le Casino de Burriana. Antonio Canesa, un riche homme d'affaires, lui paie le voyage à Madrid pour qu'il puisse étudier au "Conservatorio Nacional de Música":
    Et c'est au conservatoire que son professeur Arreita lui conseille d'abandonner le piano et lui recommande uniquement la guitare. Durant l'hiver 1880 Tarregas remplace Luis de Soria durant un concert à Novela, Alicante, et là il connaÎt sa future épouse, Maria Rizo.
    En 1881 il donne un concert à Lyon et passe par Paris pour se produire dans de divers théâtres et poursuit son voyage à Londres avant de revenir à Novelda pour épouser sa promise: Maria Rizo.
    Le couple s'installe à Madrid, c'est là où naître leur première fille, Maria Josefa, qui meurt peu après sa naissance, ils partent alors pour Barcelone.
    A Valence, il connaît une dame qui aura beaucoup d'influence dans sa carrière: Concha Martinez, riche veuve qui le prend sous son aile, artistiquement parlant, elle lui prêtera à lui et sa famille une maison à Sant Gervasi (Barcelone). C'est là que Tarrega composera la majeure partie de ses oeuvre maîtresses.
    Tarregas était une personne sensible et affectueuse, et très timide, il préfèrait les concerts dans une ambiance très réduite et cela lui posera de nombreux problèmes économiques.
    En janvier 1906 il souffre d'une hémiplégie qui paralyse la partie gauche de son corps. Cette longue maladie le laissera sans un sou, lui et sa famille et ce sont ses amis qui organiseront des concerts pour collecter des fonds.
    Il se récupère de sa paralysie et entreprend une nouvelle tournée, en octobre 1908 il revient à Castellon, le 3 décembre il se sent mal et revient à Barcelone et le 15 décembre 1909, au matin, il décède dans sa maison de Valence.

  • Francisco Sánchez Gómez. Plus connu comme "Paco de Lucia", né à Algeciras, Cadiz, le 21 décembre 1947.
    Ses parents sont Antonio Sanchez Pecino d'Algeciras et Lucia Gomez, portugaise. De là vient son nom artistique, puisqu'étant petit ils l'appelaient dans son quartier "Paco de Lucia". De son père et de son frère Ramon il reçut ses premières leçons de guitare. Il faut rappeler que le père de Paco de Lucia avait reçu des cours de guitare de Manuel Fernandez "Titi Marchena", cousin de Melchor Marchena.
    Avec son frère "Ramón de Algeciras", également guitariste professionnel, ils montèrent un groupe durant quelques années, il l'accompagna durant ses enregsitrements même si chacun poursuit sa propre carrière musicale.
    Au milieu des années 60 il rencontre Camaron de la Isla, avec qui il connaîtra une symbiose musical incroyable, il enregistrèrent 10 disques ensemble, entre 1968 et 1977.
    Paco de Lucia se nourrit de deux écoles, celle du "Niño Ricardo" et celle de "Sabicas". "Niño Ricardo" est la synthèse convergente de la guitare classique du flamenco et de la guitare vertigineusement évoluée de l'époque moderne. Et "Sabicas" amplifie la technique de la guitare flamenca, il faut rappeler le "rasgueo" à trois doigts et l'"alzapua" à une corde. Il y a peu de choses à reprocher à la façon dejouer de Sabicas qui jouissait d'une extraordinaire technique avec une large sonorité. Il jouait souvent sur des scènes sans micro, à cause de l'énorme pulsation et l'énorme qualité de ses compositions.
    La plus grande contribution de Paco de Lucia au flamenco est celle d'avoir rendu le flamenco populaire et reconnu à niveau international. On le considère comme un splendide interprète par sa virtuosité et personnalité dans le style que nous pouvons définit comme vigoureux et rythmique. La majeure partie de son oeuvre évolue dans le domaine du flamenco.
    Il serait long énumérer tous les prix qu'il a reçu jusqu'ici, en voici quelques uns: Prix National de GUitare de l'Art Flamenco, la Médaille d'Or au Mérite des Beaux Arts (1992), la Distinction Honorifique des Prix de la Musique (2002) et le Prix Principe de Asturoas des Arts (2004).
    Une de ses passion est la plongée et le football, et lorsqu'il se trouve à Madrid il a pour habitude de se rendre à Casa Patas ou au El Candelas.


    Discographie partielle.

    Los Chiquitos de Algeciras en 1961, avec Pepe de Lucía.
    Dos Guitarras Flamencas en 1965, avec Ricardo Modrego.
    Doce Canciones de García Lorca para Guitarra en 1965, avec Ricardo Modrego.
    Dos Guitarras flamencas en América Latina en 1967, avec Ramón de Algeciras.
    Canciones Andaluzas para dos guitarras en 1967, avec Ramón de Algeciras.
    La fabulosa Guitarra de Paco de Lucía en 1967.
    Doce Hits Para 2 Guitarras Flamencas en 1969.
    Hispanoamérica en 1969.
    Fantasía Flamenca en 1969.
    Recital de Guitarra en 1971.
    Con Los 7 de Andalucía en 1971.
    El Mundo del Flamenco en 1971.
    El Duende Flamenco en 1972.
    Fuente y Caudal en 1973.
    En vivo desde el teatro real en 1975.
    Almoraima en 1976.
    Interpreta a Manuel de Falla en 1978.
    Castro Marín en 1981.
    Friday Night in San Francisco en 1981, avec Al Di Meola et John McLaughlin.
    Sólo quiero caminar en 1981, The Paco de Lucia Sextet.
    Passion, grace and fire en 1983, avec Al Di Meola y John McLaughlin.
    Live... one summer night en 1984, Paco de Lucia Sextet.
    Siroco en 1987.
    Zyryab en 1990.
    Concierto de Aranjuez de Joaquín Rodrigo en 1991.
    Live in América en 1993, Paco de Lucia Sextet.
    The guitar trío en 1996, avec Al Di Meola et John McLaughlin.
    Luzia en 1998.
    Esta Es Mi Historia en 2002.
    Nueva Antología Edición conmemorativa del Premio príncipe de Asturias en 2004.
    Cositas Buenas en 2004.

  • Juan Ignacio Gómez Gorjón, né à Barcelona en 1968, plus connu comme "Juan Gomez Chicuelo". Il travaille pour le "Tablao de Carmen" à Barcelone avec "Mario Escudero", "Angelita Vargas", "La Tolea", "Eva Yerbabuena", "Sara Baras", "Adrián Galia", "Belén Maya", Antonio "El Pipa" et "Joaquín Grilo".
    Il a accompagné des chanteurs comme "Enrique Morente", "Rancapino", "Chano Lobato", "José Mercé", "Duquende", "Mayte Martín", Diego "El Cigala", "Carmen Linares", "Potito".
    En plus il a travaillé avec les compagnies de danse flamenco les plus connues comme Antonio Canales, Joaquin Cortes, Israel Galvan, qui lui commandera la direction musicale du spectacle présenté à la Bienal de Flamenco de Séville en 2000.
    Ça fait plus d'une dizaine d'années qu'il est directeur musical de la Compagnie de danse japonaise de Shoji Kojima et depuis 2003 de la compagnie de danse Somorrostro Danza Flamenco produite par le Taller de Músics. En 2000 il présente son premier CD comme soliste et de son propre répertoire: "Complices" (Harmonia Mundi).
    En novembre 2007 il édite son second travail discographique sous le titre de "Diapason", un parcours à travers différents palos flamencos.

  • Juan Santiago Maya, plus connu sous le nom artistique de "Marote", né dans le quartier de Granada appelé Sacromonte, en 1936 et décédé à Granada en septembre en 2002. Il a trois frères "Manolete" professionnel de la danse et Pepe Maya connu comme "Marotillo".
    Disciple de son grand-père Juan Fajardo, guitariste professionnel de Granada. Il débuta dans les fêtes mauresques dans les "cuevas" du Sacromonte de Granada, comme danseur, pour ensuite se dédier à la guitare.
    A 18 ans, il débute à Madrid, s'intégrant dans la troupe de Rafael Farina. En 1960 il prend part au "cuadre flamenco" du tablao madrilène "Torres Bermejas". Sur scène il acompagnera des figures importantes du chant et de la danse, il y restera jusqu'en 1965, avec quelques intervalles durant lesquelles il se produira pour la compagnie de Carmen Amaya, obtenant un grand succès à New York et d'autres capitales des Etats-Unis, ainsi que dans d'autres pays de ce continent.
    A New-York, il a également participé, en 1964, dans les spectacles de la Feria Mundial auprès d'Antonio Gades. Il s'est également produit aux côtés de Manolo Vargas et María Rosa, avec qui il partira en tournée en 1976 et 1980. Il a collaboré durant de nombreuses saisons avec le Ballet National d'Espagne. Il a parcouru plusieurs fois le Japon et sa discographie est ample, accompagnant les voix de La Paquera, Fosforito, Bambino, Fernanda et Bernarda de Utrera, etc. Exécution très personnelle, considéré comme l'un des plus grands guitaristes actuels.
    Marote s'inscrit pleinement dans la catégorie des guitaristes de Granada qui s'identifie grâce à une utilisation fréquente du "rasgueado" et une forte pulsation, peut-être le résultat d'un long apprentissage d'accompagnement des fêtes mauresques et de son intervention pour différents groupes de danse.

  • Encarnación López Júlvez, "La Argentinita". Née à Buenos Aires en 1898 et décédée à New York le 24 septembre 1945 durant une intervention chirurgicale. Fille d'artistes, son père était guitariste et sa mère d'Aragon.
    Comme d'autres danseuses, elle chantait aussi, et ses enregistrements sont des thèmes populaires que le flamenco reprend constamment.
    Son premier grand amour fut le torero "Joselito" José  Gómez Ortega, appelé Gallito (8 mai 1895 - 16 mai 1920 en plein travail).
    Son second grand amour fut le torero Ignacio Sánchez Mejías (Séville 1891-Madrid 1934), torero intellectuel, en relation avec les écrivains de la Génération du 27. Il convertit la grande danseuse et "tonadillera" en muse.
    Elle a fréquenté l'amitié et la compagnie des plus grands poètes de son temps, comme Federico Garcia Lorca (Granada 1898 - 1936 entre Viznar et Alfacar) et Rafael Alberti (Cadix 1902-Cadix 1999).
    Elle dansa pour la dernière fois devant Indalecio Prieto Oviedo (1883-1962, Mexico).
    Fille d'espagnols et soeur de Pilar Lopez. Sa famille revint en Espagne quand elle avait six ans, s'installant à Madrid. Elle prit des cours de danse avec Manuel Fontesilla, et passa ensuite à apprendre avec Julia Castelao. A huit ans l'homme d'affaires PArdiñas lui donne le nom artistique de "La Argentinita".
    A douze ans elle dansait dans les salons d'Atocha et dans celui de Romea, les années suivantes elle donna des représentations au Théâtre La Latina, Principe Alfonso, Théâtre de la Comédire, La Princesa, L'Apolo, etc.
    En 1920 elle dans à Buenos Aires, en 1922 elle revient à Madrod, et durant deux ans elle donne des représentations dans diverses salles et se retire ensuite jusqu'en 1929, pour réapparaître dans les théâtres Alhambra de Paris et Scala de Berlin.
    Elle se joint au groupe d'artistes et écrivains de la Génération du 27, les poètes l'aidaient pour des thèmes et idées. En 1932 elle présente les estampes folkloriques "Las Calles de Cadiz", sévillanes du XVIIIème siècle.
    Elle atteint le summum de la créativité avec sa version d'"El Amor Brujo".
    En 1933 elle présente son nouveau spectacle au théâtre Fallade de Cadiz et ensuite à l'Español de Madrid, pour poursuivre au traves de nombreuses capitales espagnoles. En 1934 elle débute au Théâtre des Champs-Elysées de Paris où la critique la reconnaît comme une des grandes figures de la danse internationale.
    Au théâtre Poliorama de Barcelone elle donne deux unique représentations en 1934 et revient à Paris en 1935. Elle entreprend alors un voyage en Amérique.
    De 1941 à 1942, elle change de partenaire deux fois, d'abord elle remplace Antonio de Triana par Federico Rey et l'année suivante elle remplace celui-ci par l'italo-américain José Greco, engageant aussi le mexicain Manolo Vargas.
    1943 est une année clé, le plus grand homme d'affaire américain des Etats-Unis, l'ukrainien-américain, Sol Hurok la présente au Metropolitan House de New York.
    Pour nous faire une idée de ce qu'était cette époqie, Sol Hurok était le représentant de Vladimir Ashkenazy, Isadora Duncan, Anna Pavlova, Mstislav Rostropovich, Arthur Rubinstein, et bien plus encore, et il remarqua "La Argentinita".
    Manuel Machado dit d'elle qu'elle était comme une plume dans l'air... normal que la vie lesta son coeur avec le poids du grand amour. Elle fut enterrée à Madrid.

  • Lole et Manuel sont Manuel Molina Jimenez né à Ceuta en 1948 et Dolores Montoya Rodriguez née dans une rue de Séville du quartier de Triana, appelée évangéliste em 1954. Lui était le fils du "Encajero" et elle fille de "La Negra" et Juan Montoya.
    En 1975, Manuel et Lole sortent leur premier album de coupe flamenca sous le titre "Nuevo Dia" avec la maison de disques "Movieplay". Leur musique ne fut pas du flamenco conventionnel et classique, mais il s'agissait d'un flamenco avec un rythme différent, avant-gardiste et avec des paroles champêtres, cassant ainsi avec la coutume des paroles tristes du flamenco conventionnel.
    Sur scène on pouvait voir Lole chantant d'une voix gitane et à la guitare son mari Manuel. Durant son adolescence Lole partagea les scènes avec Camaron de la Isla et chanta pour les tablaos "Los Grayos" à Séville ou "Las Brujas" à Madrid.
    Le couple se sépara en 1993, ils eurent une fille appelée Alba. Actuellement Lole et Manuel travaillent pour la maison de disques Virgin.


    Discographie:
    Nuevo dia en 1975.
    Pasaje del agua en 1976.
    Lole y Manuel en 1977.

  • Manuel Aranda Zamorano, plus connu sous le nom de "Talegón de Córdoba", né sous en 1944 dans le quartier de Santa Marina de Cordoba.
    Orphelin très jeune il déménage à Madrid, il travail dans le milieu des tablaos, où il aura l'occasion de cotoyer de grands maîtres et il apprendra beaucoup d'eux.
    Il commença très jeune à chanter et c'est sous l'oeil attentif de sa tante "La Talegota" qu'il se produit au Théâtre Duques de Rivas et dans le Grand Théâtre de Cordoba.
    Actuellement il chante pour la compagnie de Blanca del Rey à Madrid et il donne des cours de chant.

  • Manuel de los Santos Gallardo, connu comme "Agujeta el Viejo", né à Jerez de la Frontera (Cadiz) en 1908 et mort à Rota (Cadix) en 1976. Forgeron de profession, le surnom d'Agujeta lui vient de son époque de travail dans le milieu ferroviaire, lorsqu'il changeait les aiguilles des voies de train, "agujas".
    Agujetas el Viejo, s'est marié à Rota avec la gitane Ana Pastor Monje, ils auront 4 filles et 5 fils, Tomasa, la plus grande, Juana, Angélica et Maria; Manuel Agujetas, Luis Agujetas, Juan el Gordo , Paco et Diego.
    Ses frères étaient Carmen de "los santos gallardos" mère de Miguel Pastor de los Santos (Gitanillo de Bronce), Digo "Rubichi", Domingo et "El Chalao".
    Il n'est jamais parvenu à un niveau professionnel, mais aimait chanter durant les réunions avec des amis ou la famille. Ses enfants, petits-enfants et neveux ont suivi son style. Il existe très peu d'enregistrement de ses chants.

  • Manuel de los Santos Pastor, plus connu artistiquement sous le nom d'"Agujeta de Jerez", né à Jerez en 1946. Dês son plus jeune âge la famille déménage à Rota et à 15 ans il reviendra à Jerez, à 17 ans il part pour le service militaire, dans l'aviation.
    Ses débuts comme cantaor se confirmèrent en écoutant ses parents, le grand "Agujeta el Viejo", pendant qu'il travaillait à la forge. A 8 ans il chantait dans les bars pour gagner quelques sous, puis il travaillait à la forge avec son père. On raconte qu'un jour "Parrilla el Viejo" l'invita à chanter et "Agujeta de Jerez" luis répondit que si chantait amélirait sa vie alors il le ferait.
    Il travailla également comme maître soudeur et un des meilleures tondeur de bêtes et moutons dans toute la zone du Port de Santa Maria jusqu'au alentours de Séville.
    Un artiste de chant "jondo" (profond), de seguiriyas et soleares. Sa discographie est composée de 19 disques.
    Son père fut celui qui perpétua l'école de Manuel Torre. Il perpétua le style le plus ancien du flamenco. En 1970 il enregsitre son premier disque à Madrid, accompagné à la guitare par Manolo Sanlucar; en 1977 il a été récompensé avec le Prix National du Chant de la Cátedra de Flamencologie de Jerez. Il apparaît dans le film ede Carlos Saura "Flamenco" (1994). "Agujetas en París" (Harmonia Mundi, 1996), "Agujeta en la soleá" (Alía, 1998). Avec le label Palo Nuevo il enregistre "24 kilates" avec des chants par seguiriyas, par soleares et par fandangos.
    La française Dominique Abel réalisa un documentaire sur lui, très intéressant "Agujetas cantaor", en 2000.
    Il vécut quelques années entre le Mexique et les Etats-Unis.
    Mis à part ses shows en Espagne, Manuel s'est produit à Paris, Londres et New York. En 1977 il gagna le Prix National de la Catédra de Flamencologie de Jerez. Fils d'une tradition orale qui pourrait mourir avec lui.
    Agujetas vit dans une maison qu'il ne se fatigue pas de reconstruir et démolir encore et encore. Il plante des vignes, il cultive du thé (de Tokyo, ville d'origine de son épouse, une bailaora spéciale).
    Manuel est un cataclysme, pure quintessence.

  • Melchor Jiménez Torres, plus connu comme "Melchor de Mairena", né à Marchena Sevilla en 1907 et décédé à Madrid en 1980.
    Son père était "El Lico" excellent "tocaor", sa mère Josefina était une chanteuse connue et ses frères étaient "El Bizco" guitariste et chanteur et "Chico Melchor" guitariste, sa tante était "La Gilita de Marchena".
    Il débuta à Séville lors de réunions privées, accompagné des figures les plus importantes des années trente, entre elles "La Niña de los Peines" et à son frère "Tomás Caracol", avec qui il parcourt l'Espagne et l'Amérique.
    Premier guitariste du tablao "Los Canasteros" jusqu'aux années 70, "tocaor" de "Manolo Caracol" et "Antonio Mairena", avec lesquels il enregistre une discographie importante. Il a également accompagné certains morceaux de José Menese. Il se fit remarquer dans les seguiriyas, bulerias, tarantos, soleares et tous les styles de l'est.
    La Catedra de Flamencologia de Jerez lui a remis le Prix National de Guitare Flamenca en 1966.
    Il avait la sagesse pour émettre à chaque moment la note juste, et pour cela les grands chanteurs de l'époque le voulaient auprès d'eux. Il enregistra avec de nombreux chanteurs, comme Tomás Pavón, Niña de los Peines, Juan Talega, Antonio Mairena, Manolo Caracol, José Menese, Fernanda y Bernarda de Utrera, Pepe el Culata ou Pericón de Cádiz. Même s'il décéda à Madrid, où il résidait, son enterrement eut lieu dans sa ville natale Marchena.

  • Miguel Vargas Jimenéz, plus connu comme "Bambino", né le 12 février 1940 à Utrera, Séville, dans la Calle Nueva, rue de gitans depuis toujours; il s'éteindra également à Utrera le 5 mai 1999.
    Fils de Manuel Vargas Torres "Chamona" barbier de profession et Francisca Jimenez Ramirez "Frasquita", chanteuse et danseuse, qui limitait son activité artistique au cercle familial, et à la fois soeur de Manuel "De Angustias".
    Le père de Miguel prévoyait qu'il serait barbier comme lui, profession sure. Mais lui voulait être joueur de football. il occupait le poste de défense centrale et cette passion sportive ne le quittera jamais.
    Son autre passion était le chant, quelque chose de très normal puisque sa mère et son frère Diego "Chamona" étaient chanteurs.
    Le 15 mai 1957, dans la rue où il habitait, les gitans d'Utrera décident de convoquer une réunion qui sera annuelle et qu'ils appelleront "El Potaje Gitano de Utrera", il s'agissait d'une réunion de gitans où il était important de se réunir avec amis et famille des villages alentours.
    Chaque famille amenait ce qu'elle pouvait, à manger ou à boire, pour faire de cette journée une fêtes. Pour l'inauguration les chanteurs "Diego el de la Gloria", "Bernarda", "Pepa", "Perrate", "Manuel", "Gaspar de Utrera" et "Fernanda" étaient présents. "Diego el de Gloria" chanta cette nuit-là une version de "Bambino Piccolino" de Renato Carasone, et avec le temps Miguel Vargas Jimenez la fit sienne en lui apportant une touche très personnelle. De là son surnom artistique "El Bambino".
    Son cousin Juan el Lebrijano l'emmena au tablao "La VEnta de Antequera", où "Gitanillo de Triana" se rendit compte des grandes possibilités qu'avait Manuel, et il l'engagea pour "El Duenda", à Madrid, tablao de la grande Pastora Imperio.
    En 1963, le torero "Gitanillo de Triana" l'emmène donc à Madrid. Ensuite il chant à Pasapoga, dans Las Cuevas, Los Canasteros avec Caracol, dans les Torres Bermejas avec La Paquera et Faíco. Dans les années 60 et70 tous admirent à Bambino. Des endroits comme Zar, Morocco, Florida Park ou Mayte Commodore à Madrid; et Tabú, Las Vegas ou El Bombin à Barcelone furent témoins de ses moments de catharsis sur scène.
    De la main du torero "Gitanillo de Triana" il monta sur les scènes de différents tablaos comme celui de Séville "Real Venta de Antequera" et le madrilène "El Duende". Sa manière particulière d'éprouver le flamenco festifm au travers de la rumba et buleria, lui donnera le titre de Roi de la Rumba. Son répertoire inclut des adaptiations flamenco de coplas, boleros et rancheras, avec des touches de Machin et Gardel.
    En 1961 il chantait déjà à la Venta Real d'Antequera à Séville où Bambino enregistra plus de 500 chansons.
    Son premier disque il l'enregistra à 24 ans avec la compagnie Phillips et contenait le fameux morceau "El poeta lloró".
    Pendant qu'il enregistrait il travaillait également pour le tablao "Torres Bermejas" aux côtés de "La Paquera de Jerez" et du danseur "Faico".
    Il s'éteint chez sa soeur, dans le quartier du Tinte, malade d0un cancer du larinx, le 5 mai 1999.

  • Sonia Miranda Garcia, née à Isla Mayor (Séville), le 17 mars 1974.
    Finaliste dans les années 2001 et 2004 du Concours National de Cordoba, dans le catégories "Camaron de la Isla" et "Niña de los Peines".
    Année 2001: Melon d'argent du Concours National de Chant de Lo Ferro.
    Année 2001: Prix absolu du chanteur le plus complet, Concours National des jeunes flamencos à Calasparra.
    www.soniamiranda.com
  • Tomasa Guerrero Carrasco, plus connue sous le nom de "La Macanita", née en 1968 à Jerez de la Frontera à Cadiz. Elle tire ce surnom de son père qu'on appelait "El Macano".
    Depuis toute petite elle a commencé à se produire sur scène lors d'un des spectacle de "Manuel Morao". Cantaora longue et avec une voix dépouillée, considérée comme une des étoiles du chant, héritière de "La Paquera". La solea, les bulerias de Jerez et celle de Cadiz sont sa grande spécialité. Sur son dernier disque "Con el alma" elle est accompagnée par Moraito Chico et Parrillo de Jerez.

    Discographie: Con el Alma.
     
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