Alboreá, la lumière de l’aube
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C’est l’un des palos les moins connus hors des cercles du flamenco et c’est pour cela qu’un petit trésor que ceux qui ne sont pas initiés à cet art découvrent avec des oreilles avides d’émotions comme lorsque la lumière du jour commence à poindre. La alborea se chante, en général, en coplas de quatre vers de six syllabes et un refrain, avec un compas de solea légère ou solea pour bulerias et sa particularité est qu’il s’agit d’un chant intime, qui fait parti du rituel des mariages gitans. Son exteriorisation est parfois considérée comme une profanation de ce palo réservé aux noces et sa divulgation a été durement critiquée car elle faisait partie du patrimoine culturel intime. Dans cette ligne, les paroles de la alboreá font normalement référence à la virginité de la mariée et la tradition calé, considérait que sa représentation en dehors de la famille pouvait attirer la malchance, de ce fait il existe peu d’enregistrements. Quelques voix de la alborea sont Rafael Romero, Agujetas el Viejo ou Joselero. Ils font une interprétation pure, raciale et ronque de ce palo. |

Pour cloturer le cycle Avec nom propre: Vivencias Encarnación Marín “La Sallago” a été interviewée par le journaliste Alberto García Reyes, professionnel de l’information flamenca sur ABC. Marín est une légende vivante du flamenco. Son âge avancé, 91 ans, ne sont pas un problème pour se montrer comme une personne joviale et qui a vécu des époques artistiques inoubliables.

