lupa
Cartagenera

Cartagenera

Chant de quatre ou cinq vers octosyllabiques qui appartient au groupe de ceux du Levante et , à l'intérieur de celui-ci, à ceux des 'minas'.

Née de la taranta, avec certaines inflexions de la malagueña, la cartagenera peut très bien se situer émotivement entre ceux deux chants. Sa mélodie est beaucoup plus linéaire et diatonique que celui de la taranta, et pour cela elle ne produit pas une telle tension exacerbée et expressive et est moins acide et rauque. Ce n'est pas que la cartagenera ne se déroule pas dans un climat d'authentique création flamenca, mais dans le fond de sa douloureuse plainte bat une ténue luminosité, une clarté pleine d'espoir dans laquelle se présente, inévitable et salvatrice, l'influence méditerranéenne.

Dans la cartagenera il ne s'agit pas seulement, comme dans la taranta, de l'éclosion des souffrances enfermées dans le fatiguant travail des mines, sinon quand s'écoulant à travers les vieux chemins de la taranta, entre poussière et chaleur du soleil du Levant, la cartagenera trouve les canaux d'une expression plus douce: les canaux qui séparent le trouble et inhumain coeur des mines du tiède horizon méditérranéen.

En 1884 déjà, Concepcion Peñaranda chantait dans le café El Burrero de Seville un genre de cartagenera à profond caractère de malagueña. On pouvait aussi entendre dans El Burrero les 'granaínas' et cartageneras de Africa Vázquez, chanteuse de Málaga qui a longtemps vécu à Alméria. La cartagenera a connu son apogée entre 1890 et 1920, ce qui coincide avec celui de la version flamenca de la malagueña. Les deux genres ont vécu ensemble pendant de nombreuse années, s'influençant mutuellement. Quelques auteurs font même allusion à la cartagenera comme une malagueña du Levant. On peut distinguer différents types fondamentaux de cartageneras: la cartagenera appelée classique suit la tradition de celles qui se chantaient dans le local del Rojo el Alpargatero, que continuent la Peñaranda et Chacón, chant inspiré du chant de la madruga et autres éléments dispersés du fandangos de Murcia, de malagueñas, bien qu'elle se reflète toujours dans la taranta. Un autre genre serait la cartagenera qu'a créée Chacón à partir d'une malagueña del Canario.

Provenance: Almería.

Produits associés

Nous utilisons nos propres cookies et ceux des tiers pour améliorer l'expérience de navigation. En poursuivant la navigation nous comprenons que notre politique cookies est acceptée.