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Alborea

Alborea

Chant avec couplets d'origine gitane, composés de quatre vers de six syllabes chacun et d'un refrain, ainsi que danse qui fait partie de las zambras gitanes. Il s'agit d'un des styles les plus gardé par cette ethnie. Il existe une danse en lien avec 'les alboreás', rarement vue et décrite par Hipólito Rossy comme "... simple... effectuée dans un espace réduit... sans taconeo... des pas courts... des bras qui ne se lèvent pas au-dessus de la tête... une danse des bras et du torse supérieur...". Il dit qu'il s'agit d'une danse collective qui joue un rôle important pendant la cérémonie du mariage lors de ce qu'on appelle l'"adoración de la novia".

A l'époque moderne, la majorité des gitans ont adopté la cérémonie nupciale de l'église catholique et les 'alboreás' ont résisté à l''hérésie' d'être enregistrées, allant même jusqu'à être représentées dans le film 'La historia de los Tarantos'. Les interprétations citées plus haut de María la Canastera et Rafael Romero (avec le joueur Perico el del Lunar). La raison de cette ferveur des gitans se doit au fait qu'il s'agit d'une mélodie propre de leurs rites nupciaux et que ses paroles se réfèrent à la virginité de la fiancée. Cette mélodie est habituellement adaptée aux temps de la soleá por bulería. La alboreá prédomine surtout à Seville et Cádiz, mais elle s'étend dans toute l'Andalousie ainsi que dans quelques zones d'Extremadure.

Antonio Fernandez 'Fosforito' est un autre chanteur qui a contribué à rendre la alboreá plus populaire grâce à son interprétation enregistrée. De nos jours, l'aboreá est habituellement représentée sur des scènes et dans des films, particulièrement dans les nombreuses versions de l'oeuvre 'Bodas de sangre' de Federico García Lorca.

Provenance: 'palos' communs à toutes les provinces.

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